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4 août 2017

Chronique d'une... tuerie en folie.

"Givrées" de Gina Dimitri







Bonjour à toutes et à tous!

Me revoilà avec un roman issu de l'univers de l'autoédition une fois de plus. Vous savez ce "microcosme" comme je le nomme, qui mine de rien, regorge de romanciers et de romancières qui mériteraient d'avoir leur petite étagère métallique à la Fnac (Pour ne citer qu'un distributeur). Bref!
Aujourd'hui je vais donc vous parler de "Givrées" de Gina Dimitri.  

Dans ma jeunesse, Mc Solaar chantait dans "les boys bandent": 
Si le verbe est herbe, je crois que j'ai de la bonne.
Alors si Gina D deal du verbe, je confirme, sa plume c'est d'la bonne... tranche de rire.
J'ai découvert la plume de Gina D avec "Givrées"... et je n'ai pas été déçu du voyage.

Pour la petite histoire, il en faut bien une, n'est-ce pas. (Mais si mais si!)

Ayant passé quelques semaines à me perfectionner dans un sport que j'affectionne et pratique par passade, je parle de l'abandon de livre en cours de lecture. J'en ai profité pour peaufiner mes
éructations verbales (Non pas l'alphabet) en travaillant mes: -pfff...fais chier c'bouquin -Olala non mais il est sérieux le mec? -C'est quoi ces conneries!? -Ouais sérieux y m'gave -Allez basta!
Le tout accompagné d'une pression du doigt sur la touche "sortez-moi de cette merde par pitié" de ma liseuse ou mon smartphone.
Pour celles et ceux qui me connaissent, dorénavant vous le savez, je suis un lecteur chiant mais pas méchant.
Et comme par enchantement lors d'une exploration des titres des nouvelles sorties littéraires (Après d'innombrables défilés de couvertures de romans sur mon écran) je tombe sur cette couverture qui envoie des codes bien précis à mon subconscient: visage de femme, bouche, rouge à lèvres, glaçon, rouge, femme, lèvres, stop, va voir.
Aussitôt mon côté (obscur) conscient réagit: femme, érotisme.
Je me penche alors sur le sujet devenue convoitise, augmente la luminosité de l'écran et commence à lire le résumé.


Il vous trompe, vous en avez la certitude…
Et vous ne comptez pas en rester là?

Il vous ment, vous en avez la preuve...
Et vous avez la ferme intention de le lui faire payer?

Il vous humilie, vous en avez assez...
Et vous cherchez de l'aide pour concocter votre vengeance?

Il vous tarde de le voir ramper, vous supplier...
Et vous êtes prêtes à en payer le prix?

Contactez-nous à l'adresse suivante:
helpme@GIVREES.com

A la lecture de ces phrases, le verdict tombe.
Bon, ce n'est pas ce que j'imaginais (Sur le coup), mais sans doute ce que j'attendais (Rétrospectivement, maintenant que j'y pense).

L'envie de commencer cette chronique en vous parlant de mon ressenti face à l'histoire une fois immergé dans le "thriller", me titille gentiment.
Lors de ma chronique sur "Otage de ma mémoire" (Très très sympa comme roman) de Marilyse Trécourt (Qui est tout aussi sympa que son roman), j'avais déjà exposé ma vision à propos des romans qui se démarquent soit par l'histoire, soit par le style d'écriture.
Il est probable que je ne connaisse pas la véritable définition d'un thriller ou bien que j'en attende trop. L'idée que je m'en fais n'étant pas souvent au rendez-vous dans un roman depuis que je lis de l’autoédité. (Ah bordel ne me jetez pas des tomates, filez moi plutôt -mais plus tard hein!- un titre et j'étudierai ça)
Dans Givrées le suspense est supplanté par l'humour noir ou déjanté, de l'auteure. Autant dire que l'humour a su planter mon suspense, c'est pareil. Mais bon, je m'en fiche en toute honnêteté.
Tant que ça croustille, ça ravi mes papilles. Et comme la couverture du roman affiche "La vengeance est un mets... à dévorer glacé" (Ce qui ne veut rien dire d'ailleurs! Sauf si on pense à l'idée de la nana qui cryogénise le sexe de son mec infidèle, au repos, avant de le renvoyer vers sa maîtresse avec cette citation accrochée autour du cou. Deuxième option vous lisez Givrées pour comprendre, c'est largement plus raisonnable que rire de mes conneries vous savez!) j'ai été plus que comblé après lecture!
Le déroulement des événements ne m'a pas amené à une réflexion sur l'intrigue. Probablement suite aux virages à cent quatre-vingt degrés effectué par l'héroïne Clitorine (Non, je n'ai rien à dire sur le prénom, ça vous la coupe hein, je n'ai pas envie de participer à ce concours, qui j'en suis sûr est déjà en cours, bref.) lors du récit.
Tout comme le suspense que j'ai zappé, en toute franchise cela ne m'a pas déranger de ne pas avoir eu à cogiter sur le dénouement de l'histoire. J'ai trouvé dans ce roman un autre plaisir que celui de suivre une intrigue ficelée proprement. Mais celui d'être pris par surprise fréquemment par une tournure de phrase finement éclatante, originale ou très très... croustillante.

Si d'aventure l'idée d'être succinct me venait pour vous résumer ce roman, je vous dirais que ce livre est complètement barré. Que son auteure doit prendre des trucs avant ou pendant l'écriture. Du genre un shoot d'oxygène pur ou des plantes médicinales que tous les états d'Amérique (..."sont pour moi Eric" -je pense avoir perdu les plus jeunes là) n'autorisent pas (de l'herbe quoi! -ça y est, j'ai récupéré les jeunes).  Voir pire, elle ne prend rien (au sérieux) et balance la sauce tel Rocco sur la barbaque, comme ça, tonique et généreux, pour le plaisir!
Quoiqu'il en soit...
Euh oui, précision, Rocco c'est mon vendeur de kebab. Et lorsque je lui demande la sauce biggy burger en accompagnement, il attrape le tube avec un grand sourire, presse généreusement le cylindre en plastique et s'écrie: voilà monsieur, pour ton plaisir!

(Allez, on va dire que vous n'avez pas lu ce que vous venez de lire)

Quoiqu'il en soit donc, je découvre une plume plus qu'originale et très incisive parfois. Un peu particulière à mon goût lorsque certains passages m'ont fait penser à la série animée "South Park". Je n'en dirais pas plus, je vous laisse comprendre en lisant ce roman ce à quoi je fais allusion.

Remémorez-vous votre dernier feu d'artifice. Vous savez, ces moments où vous voyez les fusées décoller dans l'obscurité et dont vous ignorez totalement leurs tailles, leurs couleurs, leurs puissances, leurs ambiances.
C'est un peu l'impression que j'ai eu lors de certains passages du livre. Surpris par les délires de l'auteure qui rythment habilement les chapitres sans jamais nous lasser.

En toile de fond, la vengeance féminine sur l'oppression, la connerie et la barbarie masculine.
Nous sommes plongés dans la famille Stern où l'ignominie règne. Quatre femmes sous "contrat familial" qui en s'unissant aux quatre frères de cette famille se retrouvent en course vers une potentielle richesse. Au premier couple qui donnera un héritier sous un délai de cinq ans, leur fortune sera assurée. Un contrat orchestré par le père (Mais pas biologique) des frères, avec en arrière-plan une sombre histoire de formule censé éradiquer l'infertilité masculine. Nous débarquons dans l'histoire alors que les "contrats" arrivent à échéance, l'ambiance est donc de braise et Gina D y jette de l'essence.
Mais bon, je ne vais pas vous raconter le livre, alors passons!
Les vengeances sont... radicales, bourrées d'humour noir, imprévisibles et saupoudré d'un esprit incisif propre à la romancière de toute évidence.

Petite parenthèse, j'ai beaucoup aimé la transition entre les fins des chapitres et les titres des suivants. Des titres comme des citations qui vous font vite comprendre que vous allez pénétrer dans un autre des saloons qui s'animent dans la tête de Gina Dimitri.
C'est un peu le far west dans sa tête. Vous ne savez pas si c'est Gigi belle gambette ou Bill aux six coups qui va vous accueillir. Une Gigi décomplexée et un Bill un peu... Kill Bill justement.

Et les personnages? Comme une lettre à la poste!
Tour à tour les protagonistes défilent. Des personnages aux charismes bien différentiables même si l'auteure ne développe pas (plus que nécessaire) leur manière de penser.
Nous voyageons dans la tête de Clitorine et c'est elle qui tire les fusées (Non pas les ficelles, mes fusées citées plus haut). Offrant une vision du reste du casting à travers son regard. Animée, habitée, par une vivacité d'esprit, les déambulations de l'héroïne suffisent à nous distraire sans avoir recours à une pléiade d'entités narratrices.

Une petite crainte de déjà-vu lorsque le "thriller" s'ingénie à tenter de me perdre en dévoilant des morceaux du puzzle de l'intrigue, qui révèle un plan dans un plan, du fil conducteur. Classique, mais souvent gonflant comme fausse surprise dans une histoire.
Petite frayeur passée, l'écriture, le style, la plume, les idées, les folies de la romancière m'ont embarqué dans son drôle d'univers (version Katy Perry débarque dans le crime de l'Orient-Express).

Totalement conquis par ses folies, sa phraséologie, j'avoue avoir jalousé son écriture.
Signe incontestable que les autres romans de Gina Dimitri feront de mon temps, des bons moments dans l'avenir (proche).

Pour vous procurer Givrées c'est sur ce lien.




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