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26 juin 2017

En... mémoire de Mnémosyne.

L'envie, l'inspiration, ma Muse...




Il est vrai que, après l'écriture d'un article, une petite dose d'excitation et d'autosatisfaction me gratifie moralement en produisant un package sérotonine/endorphine (parfois écrire c'est du sport à mon niveau voyez-vous) que je me presse de consommer.
Et force est de constater qu'après publication de mon dernier article "l'envie" et malgré vos fidèles passages et petits mots adorables en commentaire ou privé (Merci merci!), je n'en suis pas satisfait.

Ma chérie après lecture, m'a demandé si je n'avais pas omis de le finir. Une amie (semi-virtuelle finalement, tellement  nous bavardons sur réseaux) a regretté l'absence de cynisme dont visiblement je fais preuve sur le blog, ah bon!?  C'est bien une idée de rousse ça! (Voilà, comme ça tu rajouteras sarcastique à ma liste, cela fera un triptyque comportemental de ma tronche avec ton "impondérable" dont tu m'avais également affublé!).

Et mon autre chérie s'est posé la question sur la réelle présence "d'envie" de ma part à écrire cet article.
Sur cette insatisfaction personnelle j'ai décidé de prendre mon pochon...baluchon pardon, mes crayons et d'aller me perdre dans une grotte bien profonde où je pourrais méditer sur un texte afin de gommer le dernier de mes pensées.
"L'envie" était encore présente, mais j'allais tourner la page. (Techniquement sur mon cahier, c'est exactement ce que je viens de faire, c'est un signe!)

Bien entendu, allez-vous me dire, dans ma grotte, c'est l'art pariétal qui s'impose. J'ai donc dessiné "l'envie", l'envie d'écrire (Et non pas l'envie d'avoir envie de Johnny). Empli du besoin de toucher, palper, ressentir mon "envie" sous mes doigts, j'ai effleuré la roche un instant. S'en est suivit une profonde déception, je réitérais mon erreur.
De nouveau sous mon épiderme, mon envie était froide au toucher et à la lecture.
C'est ainsi que m'est paru "l'envie" de mon dernier article.

J'ai donc pris mes jambes à mon cou (oui je vous l'accorde, c'est également une position sexuelle, mais il ne s'agit pas de cela. Alors les filles arrêtez de penser à "l'amazone", c'est pas ma came) pour remonter à la surface et retrouver mon envie, ma muse!
Là réside le secret de mon inspiration, ma muse, ma belle.
Aspiré tout cru (ou tout cuit) par ce vortex mental (il n'existe pas, c'est vrai) qui me chahute. L'inspiration est un jeu de cache-cache, dont ma muse en est le sujet.

Ma muse se prête à mon jeu, soumise volontaire. S'apprête, pour mes yeux amoureux. De ses courbes je dessine mes desseins. Et je serais vite tenté de basculer vers un érotisme raffiné. Ce qui ne devrait pas trop vous déplaire (j'ose la rime) bande de pervers!
Mais non.

Revenons à mon inspiration, elle est féminine, délicate, brutale, divine, diabolique, enivrante et amante aimante.
La muse de l'inspiration est un spectre séculaire qui possède l'âme de l'homme (vous les filles, c'est quoi votre muse, un chippendale?) et dont il ne doit se défaire.
Alors chacun sa muse, tant que chacun s'amuse. La mienne est féminine, sans doute un peu vicieuse, mais point pernicieuse. Et puis mon âme ne brûlera pas là où il n'y a rien!

Même si empreint de passion ravageuse, une muse ne saurait  me suffire, huit autres se prêtent aux jeux de mes délires. (L'équivalence est une troupe de Chippendales, là nous sommes d'accord mesdames)

Carrousel mythologique, un peu fantasque je vous l'accorde (Aux allures de roman fantasy bdsm), où mes muses me font tournoyer, chavirer au point que j'en perde la raison.

Cette raison, cet "esprit sain", jaugé, jugé, par ceux et celles qui délimitent les frontières du raisonnable. Pour déterminer une zone sombre il est nécessaire de l'encadrer d'une étendue claire semble-t-il.
Ainsi il en est qui se sont auto-proclamé blanc (comme neige) en se plaçant comme référence du raisonnable, du comportement et pensées saines, appropriées à une existence en société.
Codé par des schémas et protocoles d'esprits au label certifié "sain de corps et d'esprit" et sans déviance mentale, les civilisations se sont peu à peu habituées, enchaînées (j'fais mon rebelle, "bière et punk") à ces curseurs qui pointent la folie du doigt dès que des zones interprétées noires ne cadrent plus dans le décor d'une société "civilisée" et "moderne" par l'esprit!
Et là, précisément, je sais ce que vous pensez. Vous vous demandez si je n'ai pas complètement dérivé et perdu le fil de mon article.
Bravo, quel feeling!

C'est ainsi que mon plaisir exalte en prenant conscience de cette dérive qui fut inconsciente. Ma muse m'ayant subrepticement fait glisser sur le papier dont les pages se noircissent depuis que sa main caresse le creux de mes reins, comme pour me signifier qu'elle est en moi et m'intimer l'ordre de l'imiter sans me limiter et sans plus attendre.
Je vous l'ai dit, ma muse est vicieuse, soumise, autant conquise qu'amoureuse et plus que tout vorace de l'amour et de l'abandon d'un homme. (Chaud pour ma pomme.)
Et lorsque me vient cette vague euphorique aux allures érotiques, je me presse de dessiner l'envie sur les courbes de son corps avec l'encre de mon cœur.
De mes doigts délicats qui se posent sur sa nuque je descends le sillon qui plonge vers son bassin où ma main se déploiera, projeté vers un lieu où mon âme ne brûlera pas!
Ma muse prend alors la pose, pour que ma volonté soit... Fête, sur la terre, comme au septième ciel.
Amène-toi ma belle.












2 commentaires:

  1. Très belle écriture tellement vraie j’adore tes chroniques!!!!!!
    A quand ta prochaine chronique et sur quel T M surtout

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    1. Merci beaucoup Soangephie, tes commentaires me touchent toujours autant !!!
      Un grand merci aussi pour ton suivi😘

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