vos commentaires

Mes textes sont faits de mots qui jalonnent un chemin jusqu'à vous et vos commentaires sont les fleurs qui le bordent. Plantez à votre guise, bonne ou mauvaise herbe, je ne rase rien, mais j'apprends de la nature ... humaine.
Vos commentaires sont une empreinte de vos pensées...

21 mai 2017

Humour et sexe, à la City!

"Manu" de Nico Sara








Bonjour à toutes et à tous, aujourd'hui je suis de retour, après quelques semaines de glandouille niveau publication, avec une petite chronique littéraire sur le dernier roman d'une auteure auto-éditée que j'adore.
Mais entre View et moi je dois avouer que je ne sais pas encore où cela va me mener. Un dérapage est si vite arrivé à l'heure tardive où mon cahier se gorge d'encre.
J'ai eu le plaisir de recevoir "Manu" des mains virtuelles de son auteure Nico Sara, quelques heures avant sa sortie officielle et je l'en remercie encore. J'en ai profité pour narguer mes abonnés ce jour là d'ailleurs. (comment je me la raconte moi, faut un post-it "humilité"sur mon frigo au plus vite).

Il est vrai que j'avais déjà lu quelques pages de "Manu" dans le passé lorsque Nico Sara les avait rendu accessible sur sa page d'auteure. Il est vrai qu'à l'époque je lisais d'autres textes en même temps et du coup je n'avais rien pigé à son histoire.
C'est ainsi qu'en attaquant "Manu" le semaine dernière, je ne savais pas de quoi ça parlait. (sorry Coco)




Résumé de l'auteure:

Manu, chroniqueuse gastronomique à La City, vit des moments difficiles. Elle a l'obligation de suivre une thérapie de groupe et de rembourser les 'petits dégâts' qu'elle a fait subir aux fringues et... à la voiture de son ex. 
Et une tuile n'arrivant jamais seule, le toit tout entier lui tombe sur la tête le jour où sa rédactrice en chef lui confie une nouvelle rubrique : Célibataire mode d'emploi. Et si c'était le plus sûr moyen de perdre son job et de ne plus jamais tomber amoureuse ? Quoique...
La jolie rousse a de l'humour, un foutu caractère, mais un cœur pas si solide que ça. Qui va craquer le premier ?

J'ai très rapidement compris que l'humour était la couleur du roman. Dans celui-ci nous suivons Emmanuelle, Manu pour les amis. Héroïne mi-lionne, mi-femme (c'est une image hein! Je parle pas de Narnia là) au tempérament de feu...ou de soumise. Voir de soumise en feu!

Ayant lu "la malédiction du Q" (même auteure), j'en viens à tisser un lien moral entre les deux héroïnes qui animent ces deux romans. Vous me donnerez votre avis!
C'est d’ailleurs là que je savoure l'écriture, les histoires de Nico Sara, à travers ses héroïnes.

Mais concentrons nous sur Emmanuelle. Femme sentimentalement complexe dont le cœur et le corps balancent entre deux hommes et qui se démène pour y trouver un équilibre; le bonheur en somme.
Nous y reviendrons, étant donné que je suis du style poisson rouge, je couche sur le papier mes pensées dès qu'elles naissent. Sinon c'est le bordel.

Donc! Les mâles!
Je dois vous avouer tout d'abord que jusque là j'avais un petit souci avec les personnages masculins de Nico. Un rien irritant dans leurs comportements et dans leurs manières de s'exprimer, certains m'agaçaient.
Phénomène issu d'une immersion totale dans le roman évidemment.
Néanmoins ils font partie de la mécanique (du cœur) des romances/aventures de l'héroïne. Sans eux, elle ne serait pas ce qu'elle est et je n'aurais peut-être pas aimé le roman. Alors l'un dans l'autre! Pas l'un sans l'autre visiblement.
Dans ce roman, Nico Sara au delà du simple fait de donner vie à des hommes, nous fait rentrer dans leurs têtes et donc leurs façons de penser.
C'est un exercice que j'ai toujours trouvé risqué. Qu'une femme, aussi bien qu'un homme, écrive les pensées d'un personnage du sexe opposé.
Les faire vivre par bribe, matérialisés par leurs présences, au fil des chapitres, et une chose.
Dérouler les pensées, en approfondissant les préoccupations du personnage, les liants à ses sentiments, en est une autre.
Car au détour de nombreuses histoires, livres, fréquemment il m'est arrivé de me dire que cela ne collait pas avec la réalité. Qu'un homme n'a pas toutes ces pensées que la romancière lui a attribuées.
Et inversement, voire pire, je trouve que les hommes qui écrivent les pensées d'une femme, sont complètement à côté de la plaque! (pas tous, pas tous, ok)
Cela n'engage que moi. Mais franchement des fois, c'est indéniablement caricaturale.
Une espèce d'archétype des pensées féminines par des mecs qui m'agacent par leur prétention d'une soit disant connaissance, compréhension, de l'esprit féminin.

Vous l'aurez compris (ou pas) je ne badine pas avec les interprétations des réflexions et sentiments qui sont censés naître et influencer un personnage littéraire. Si ça sonne faux, ça me gonfle, je décroche.
Et si je vous en parle, tout simplement, c'est que dans "Manu" (mais pas avant une bonne moitié du livre), Nico Sara se prête à ce périlleux exercice.
Et, oh! Satisfaction et surprise, l'étalage, l'incarnation des réflexions masculines, ont gommé les comportements qui m’irritaient dans leurs manques de... probabilités.

Je sens que je vous ai perdu. Pour faire simple (moi faire simple? pfff!), le comportement des hommes dans Manu m'agace, l'un serviable (très drôle à la lecture) mais bon, trop banal à mon goût. L'autre version torride, ferronnier (version pub coca, grosse chaleur), grands les sourires, gros biscotos, (cherchez bien c'est du J.J.Goldman que je cite) et avec un comportement que l'on aime lire ou pas, mais agaçant si on y réfléchit sans se laisser porter par l'histoire.
Il fait pas vrai le mec quoi! C'est un fantasme. Mais un fantasme bien écrit puisque ces petits délires à la sauce Nico m'amusent à tous les coups.
Et j'ai trouvé que les fameux passages sur le for intérieur des hommes étaient très réalistes. Un bon équilibre dans l'écriture de leur ressenti et des décisions qui en découlent.
Expliquant même (limite) ce que je pouvais trouver agaçant quelques pages avant.
J'en ai fini avec les mâles.

Emmanuelle je le disais, exubérante ou soumise, vivant à cent à l'heure est un personnage comme j'aime. Elle prend toute la place dans le roman. Ses pulsions (pas forcement sexuelles) orchestrent le déroulements des événements et son humour (sans lourdeur) omniprésent colore son parcours.

Femme au caractère changeant dont le cœur vibre de manière anarchique, rythmé par ses pulsions (sexuelles pour le coup), soumise attendrissante à mi chemin vers le fantasme masculin.
Lionne domptée sous l'excitation mais instable émotionnellement face à ses interrogations sentimentales. Vous voyez, ça sent le réel.

C'est ce que j'aime dans l'écriture de Nico, ses héroïnes, leurs présences, leurs constructions morales et les aventures qu'elles vivent bien évidemment.

La cadence narrative du roman est entraînante, les changements de lieux sont parfois inattendues dans l'écriture, car sans transition, c'est assez étrange, c'est un style "dynamique". J'ai vite décroché de la réalité pour me retrouver immergé dans l'univers, la tête, d'Emmanuelle.
Coté érotisme, un zeste, puis un peu plus poussé vers la fin. Toujours sans vulgarité, à mon goût.
L'humour croise l'érotisme...et le mobilier culinaire!
Quand je pense que Manu n'est que le pantin de Nico Sara (sourire)! Bref, mon esprit divague. De plus, elle me répondrait probablement que c'est Yann le ferronnier, le pantin de ses fantasmes, en vérité!

Voilà, je me suis bien amusé à le lire, j'ai passé un très bon moment avec Manu et ses aventures. Et j'avais plus envie de m'amuser avec cette chronique que rester dans les lignes. C'est pourquoi je ne vous ai pas parlé du déroulement de l'histoire, je sais que bon nombre de chroniqueurs et chroniqueuses s'en chargeront. Ils le font mieux que moi.

Ecrire un roman est un plaisir, un sacrifice, une torture (parfois), une jouissance, une introspection (no comment), un cri (souvent), des rires (ça dépend), des pleures (parfois aussi) qui marquent un écrivain.
Ecrire un roman c'est prendre un bout de soi (et énormément de temps) pour le livrer à qui veut bien le recevoir.
Il est des romanciers qui à mes yeux méritent plus qu'une chronique post-it "j'ai lu, j'ai aimé".
Nico Sara en fait partie, vous l'aurez compris.


Emmanuelle, Emmanuelle, Emmanuelle, good bye
Emmanuelle n'a pas appris à aimer dans les manuels
Emmanuelle a besoin de sa dose de "Je t'aime" annuelle!
Serge Gainsbourg

Pour accéder au roman c'est ici.

Pour lire ma chronique de "La malédiction du Q" de Nico Sara, c'est par là

Pour lire mon interview de Nico Sara, ça sera par ici

Et pour être mis au courant de mes publications, ça va être par là, avec ma page Facebook par exemple. Vous êtes les bienvenues.





Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

C'est ici que cela se passe...