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22 mars 2017

L'hypersensibilité émotionnelle

Sans confession




L'hypersensibilité émotionnelle existe-t-elle?
Si oui à quoi ressemble ce phénomène vu de l’extérieur? A de la sensiblerie?
Mais vu, vécu de l’extérieur, quel en est le ressenti, pour l’être épluché de son écorce protectrice aux piques émotionnels qui bombardent notre cycle, notre passage, sur Terre, tel un essaim de météores perpétuel.

S’émouvoir plus que de raison, c’est con, très con et c’est un enfer sur Terre.
A croire que notre vie précédente était une vie de renégat, de sans cœur, de monstre comportemental. Et que quelqu'un, quelque chose, une force mystérieuse ou un juge sans la moindre pitié (non, pas le judge Dredd, non mais quelle culture cinématographique de merde!) avait décidé que ce coup-ci vous alliez être réincarné en un être ultra-sensible, qui va s’émouvoir jusqu'à une profonde tristesse destructrice. Sortilège fatal pour un être à fleur de peau plongé dans un monde ultra pervers et violent jusqu'à la connerie.
Mais la vie, la nature, est bien faite. Car pour chaque poison il existe une plante, un antidote (sauf pour la connerie). C’est pareil pour les sentiments, les émotions qui nous affectent. La parade mentale à ce sortilège existe. Les complications surviennent lorsqu'il s’agit de trouver cet échappatoire, car "le sauvetage émotionnel pour les nuls" n’est pas aux éditions "Mauvais Karma". Là c’est l’article vingt-deux, démerdes toi comme tu peux!

Alors je ne vais pas vous citer toutes les méthodes appliquées qui ont émergé durant ce chemin de croix (oui s’en est un). Sinon il serait nécessaire de citer moult procédés plus ou moins catholiques et vous faire une liste plus ou moins exhaustive des drogues dont je ne pourrais me souvenir (certaines ont le pouvoir du sextoy de Will Smith dans Men in Black-mais si, le truc qui fait la lumière lorsqu'il met ses lunettes anti perte de mémoire- effacer de votre esprit l’avoir pris), mais ça va être dur, enfin compliqué quoi!
Dans une transparence totale il conviendrait également alors de citer quelques-uns des péchés capitaux, mais n’allons pas jusque-là, sinon je vais faire tomber en désuétude une certaine tablette à un nommé Moïse par la même occasion.
Bref!

J'irais donc droit au but .
Vous êtes là, vivant, sensible comme une plaie ouverte au moindre contact. La zone de votre cerveau qui gère vos émotions est semblable, déclenchant une compression thoracique à la moindre rencontre existentielle d'un proche joué dans des accords mineurs.
Rajoutez à cela la misère croisée au quotidien et votre vie devient la partition d'un chant funéraire
.
Oh point de déprime ou de dépression, cela est le sas de décompression du commun des mortels.
Là il s'agit d'une ultra sensibilité qui dévore votre cœur, point votre cerveau.
Et à pierre, feuille, ciseaux, le cœur l'emporte sur le cerveau.

Épuration faite et existence bouleversée, vous mettez le doigt sur la plante, l'antidote.
La route vers la (semi) délivrance s'ouvre à vous. Mais elle est sombre, semblable à un opéra funèbre où indubitablement à un moment ou à un autre, exhale de vous un halo de froideur.

Vu de l'intérieur vous avez vendu votre Âme au diable. Et ce cœur si sensible, rosi par les brûlures des tristesses qui vous affectent depuis votre naissance, va perdre sa chaleur.
Tel un voile, un linceul d'indifférence, vous étouffez les battements de cet organe si compliqué que l'on met en bonne place au milieu de nos histoires d'amour, le cœur.

Ne plus aimer, pour ne plus ressentir.
Ne plus ressentir pour ne plus souffrir.
Ne plus souffrir, pour ne plus subir.

L'insensibilité sociale et familiale s'installe alors. Vous, spectre émotionnel traversant des décors où les actions, les scènes de vie d'autrui, n'interfèrent plus avec votre cœur.

Convient alors d'écraser la moindre compassion qui pourrait tenter de percer votre rideau de guillotine sentimentale tel un crocus émergeant dans la froideur hivernale de votre cœur.
Subsiste des bourgeons d'Amour, évidemment, il n'est pas question ici d'une vie d'ermite où s'isoler vous éviterait d'absorber toute la misère du monde comme une éponge gorgée de mélancolie et de malheur, de mal-être, non.
Sachez qu'un ultra sensible est la proie favorite de l'Amour. Lui injectant une (over) dose de passion si grande, si puissante, si palpitante physiquement, si destructrice, mais si jouissive, qu'il se donne à elle comme un junkie à sa dope.
Controverse de votre thérapie sentimentale, se donner à cœur et corps pour la passion vouée à un ou plusieurs êtres.

Mais vous avez vendu votre âme au diable et autour de vous ce n'est qu'un carnage relationnel. La désolation dans laquelle vous vous complaisez, apporte sérénité à votre esprit grâce à ce cœur noircit.
La froideur a gelé toute intention bienveillante qui tentait d'atteindre votre système limbique.
Inhibition cérébrale servant de disjoncteur à votre cœur.

Mais la passion me direz-vous! (d'ailleurs oui, dites le à voix haute, LA PASSION, et constatez comme il a évoqué en vous une pensée colorée, provoquant un sourire sur vos lèvres, voilà, ainsi vous comprendrez mieux de quelle émotion je parle)
Oui la passion, c'est donc elle l'antidote!
La passion amoureuse devient votre condensateur émotionnel, sentimental.
Tout sacrifier pour cette passion, cet Amour, quitte à en devenir fou.
Sombrer dans la folie passionnelle. La noirceur de votre âme gagnée par les closes du pacte avec le diable donne un éclat particulier à votre passion dans ce contraste mental.
Inexplicable combat intérieur entre l'Amour et l'obscur qui n'a lieu que dans votre esprit.

Et si d'aventure l'ultra sensible devenait parent, le diable lui accorde alors une faveur. Celle de laisser fleurir la passion là où tout a brûlé.
Mais âme vendue, âme due...







2 commentaires:

  1. Bravo pour cette belle écriture alors "l’Amour ou l’Obscur"?

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    1. Sans hésiter l'Amour, mais certains amours sont d'autant plus beaux lorsqu'ils hissent quelqu'un hors de cet obscur. Et l'ultra sensible à besoin de ce contraste, pour apprécier pleinement son ou ses Amours.
      Merci encore de tes commentaires, c'est toujours un plaisir de lire les empreintes de tes passages sur le blog depuis le début quasiment.

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