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30 mars 2017

Interview @Nico Sara

Interview 2 :avec Nico Sara



Préambule à mes interviews
L’envie de faire des interviews m’est venue à force de côtoyer virtuellement certains auteurs, certaines romancières sur les réseaux sociaux. Ainsi que des artistes que j’ai eu la chance de croiser sur les chemins où menaient mon blog au détour d’un article.
Principalement sur twitter je l’admets, mais pas que.


Curieux de découvrir leur univers au-delà de leur(s) œuvre(s). Entrevoir par leurs mots, les ondes qu’ils reçoivent au quotidien et qui nous affectent à travers leurs œuvres (littéraire, art moderne, photographique…)

Ainsi donc je vous présente à travers mes interviews un peu de ces auteur(e)s, artistes, qui m’ont touché par leur(s) création(s) ou leur esprit dans leurs interventions sur les réseaux sociaux à un moment ou un autre.
C’est pourquoi mes interviews commencent toujours ainsi:

Salut Nico Sara

Merci d’avoir répondu favorablement à ma proposition d’interview, c’est un réel plaisir pour moi.
Pour résumer, je suis tombé un peu par hasard sur ton profil il y a quelques mois de cela.
J’étais à la recherche de nouveaux (pour moi) auteur(s) qui s’autoéditent et tu es arrivée là, sur mon smartphone, pas plus grande que 5 pouces, avec ta gentillesse intarissable (oui oui, vraiment).
Tes romans, "Jusqu’à la haine", "La malédiction du Q", "Amour, amitiés, portables et autres complications", sont en bonne place sur ton profil et c’est légitime.
J’ai goûté à ton écriture et j’ai tenté dans une chronique sur «la malédiction du Q» de partager avec mes lecteurs et lectrices le plaisir que j’ai eu à te lire. C’est pourquoi je tenais absolument à cette interview (pur ego-trip)
Et voici mes questions:

1/ Nico Sara, Coco, tu brouilles les pistes, qui incarne qui? As-tu un prénom (ou pas!) et veux-tu nous le révéler?

Salut Bruno, d’abord merci de m’avoir choisie, j’en suis très flattée car j’adore ton blog (si, si vraiment, mais bon tu le sais déjà). Mes amis m’appellent Coco et mes parents aussi, même si, sur mon acte de naissance, ils ont inscrit Corinne. Nico Sara est mon pseudo, dont je me sers pour chaque forme d’expression artistique, l’écriture évidemment mais aussi la peinture.

2/ Tu nous viens du 20ème siècle ou pas? Et as-tu un âge précis ou une décennie de naissance? (moi c’est les années soixante-dix, (peace and love)

Je suis née en 1973 et je suis effectivement un pur produit du 20ème siècle, musicalement bien sûr, amicalement (je ne suis pas très fan des réseaux sociaux, ni même des SMS), artistiquement, pour tout en fait et j’ai du mal à me retrouver dans tout ce qui se fait aujourd’hui. Ma fille te dirait que je parle comme une vieille conne mais franchement c’était mieux avant. Non?

3/ Te sens tu plus lectrice ou auteure (ou autre)?

Aujourd’hui, auteure, pour la simple raison que j’ai beaucoup de difficultés à lire dans mes périodes d’écriture tellement je suis habitée par mes personnages, mais sinon j’adore les livres, j’en ai d’ailleurs toujours un sur moi.

4/ L’écriture et toi, c’est une histoire d’amour? Ou c’est cérébral comme un exutoire nécessaire contre la folie qui règne dehors? Comment cela a t-il commencé avant le domaine public?

C’est une évidence. Un besoin. Un exutoire à la folie, certes, mais pas à celle du dehors, il y longtemps que j’ai renoncé à comprendre le genre humain, mais à MA folie. A l’école déjà, ce que je préférais c’était les rédactions. Lorsque j’ai commencé à travailler, inventer des histoires me manquait, je me suis donc mise à écrire des nouvelles, de plus en plus longues jusqu'à avoir assez de pages pour en faire un roman.

5/ Quels ont été les facteurs incitateurs à l’auto-édition pour tes romans?

Le hasard d’une rencontre comme à peu près tout dans ma vie. J’ai soumis mon premier roman à une très grande maison d’édition et une seule (entre le papier, l’encre de l’imprimante, la reliure et les frais de ports, j’ai vite réalisé que faire un envoi de masse allait me coûter un bras). Après deux mois, j’ai reçu la réponse tant attendue:"intéressant, mais nous limitons nos sorties annuelles à 17 romans et nous sommes complets…", c’est là que je me suis penchée sur la possibilité de m’auto-publier, via des plateformes dédiées.
J’ai reçu trois propositions très malhonnêtes, faisant toutes parties d’un grand groupe que je ne citerai pas. Démoralisée, j’allais renoncer lorsque mon téléphone a sonné. Deux femmes, Anne et Dominique, du Comité de lecture de la grande maison d’édition en question, venaient de monter leur boîte d’édition free-lance. J’ai eu le feeling tout de suite. Elles m’ont dit avoir adoré mon livre, m’ont présenté leur idée, demandé si j’étais partante pour tenter l’aventure et j’ai dit oui.
Aujourd’hui, la boîte s’appelle Libréditions, et je bosse toujours avec Anne et Pascal, son nouvel associé que je connais très peu. Ils m’aident pour toutes les étapes de la «fabrication». Anne est une femme géniale, cultivée, intelligente, drôle et qui sait te dire avec beaucoup d’humour à quel point tu as été nulle sur tel ou tel passage et ça pour un auteur c’est indispensable. La critique, c’est ce qui te fait avancer.


6/ J’ai lu et adoré «La malédiction du Q». Roman mêlant l’érotisme (plutôt soft) et l’Amour de façon judicieuse à mon goût, puisque c’est une vraie torture psychologique pour l’héroïne. Alors je suis un grand curieux, donc voici ma question

Cette torture morale que ton héroïne «Elle», considère comme une malédiction. Un supplice corporel et psychologique finalement. Fiction ou inspiration d’un chemin de croix existentiel (rire) de l’auteure?

Joker! (rire). Bon, si tu veux tout savoir, il y a un peu de moi dans chacun de mes livres alors oui, il y a une part d’inspiration personnelle, mais de là à te dire laquelle…

7/ L’univers livresque que tu affectionnes le plus?

Mon cœur balance entre polar et romance, en fonction de mon humeur.

8/ As-tu une perception de la vie au quotidien qui stimule, inspire l’écriture de ton/tes roman(s) ? Ou bien es-tu du genre à t’asseoir le soir et tout imaginer sur le coup?

Peut-on parler d’inspiration lorsqu’on se réveille un matin avec un film dans la tête ? Je suis l’exécutante de mon cerveau, je couche sur le papier les images que je ralentis à volonté. J’écris mes premiers jets très vite, puis viens la partie la plus difficile, celle d’en faire un livre. Je dois revenir sur les lieux, les personnages, les sensations et dans cette partie-là, il m’arrive de m’inspirer de mes rencontres ou de mon vécu.

9/ Je sais (car j’en ai profité aussi) que tu nous fais partager en ce moment des chapitres de ton nouveau roman «Manu» par le biais des réseaux sociaux et sur Watt pad. Tu désires nous en parler? Son histoire, son projet/stade d’édition?

En fait Manu n’est plus sur Wattpad depuis quelques mois, après avoir découvert que j’avais été plagiée. Mon manuscrit se trouve en ce moment entre les mains de Libréditions et devrait sortir pour l’été. En ce qui concerne l’histoire, Manu est une chroniqueuse culinaire dont la patronne, un tantinet peau de vache, profitera de sa rupture pour en faire une chroniqueuse sur le célibat. Une romance légère, drôle (j’espère) et coquine (un tout petit peu).

10/ Tu connais la célèbre question sur le roman que tu emmènerais sur une île déserte, j’en peux plus de celle-ci!
Voici la mienne:

Si tu devais écrire le seul et unique livre de ta vie, quel ton, quelle couleur, quelle humeur, quel message transmettrait-il ? (En trois mots minimums et autant que tu veux après)

Là c’est vraiment difficile de te répondre. En fait ce serait un gros fourre-tout, un arc-en-ciel d’émotions en tout genre, probablement un peu extrêmes, dont le message serait : La vie est parfois compliquée, injuste, déprimante mais putain qu’est-ce qu’elle est belle!

11/ Un dernier mot? Pour tes lecteurs/lectrices, ceux qui t’ont soutenu ou les éventuels abrutis qui t’auraient miné le moral durant ton parcours d’auto-éditée?

A tout ceux qui m’ont soutenue : Merci, je vous embrasse, je vous aime (je m’emballe)
Aux autres : ça n’a pas marché! Essaie encore!


Un grand merci à toi Coco de nous avoir livré un peu (beaucoup) de ton histoire personnelle.
De plus, je confirme, tu es bien restée scotchée au siècle dernier (rire), tu me sors un joker comme ça, version "le jeu de la vérité", tu m'as pris pour Patrick Sabatier je pense, mais il y a méprise, je n'ai pas son super brushing estampillé 1985!

Mais tu m'as peut-être suggéré une idée mine de rien avec ton joker, celle d'intégrer une question "délicate" (rien de méchant") à mes interviews.
Je nommerai cette question : "Fantasme littéraire"

Pour lire ma chronique sur son roman "La malédiction du Q" c'est par là
Pour accéder aux romans de Nico Sara c'est ici











1 commentaire:

  1. Excellent comme toujours Nico reste fidèle à elle même humble, pleine d humour et adorable

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C'est ici que cela se passe...