vos commentaires

Mes textes sont faits de mots qui jalonnent un chemin jusqu'à vous et vos commentaires sont les fleurs qui le bordent. Plantez à votre guise, bonne ou mauvaise herbe, je ne rase rien, mais j'apprends de la nature ... humaine.
Vos commentaires sont une empreinte de vos pensées...

27 janv. 2017

Une effroyable justesse

"Puisque tu pars..." de Nadia




Pris d'une envie de romance soudaine il y a peu, j'ai lancé un appel aux suggestions pour un roman auto-édité, en précisant que je fuyais le genre "gnan-gnan, rose bonbon"!
C'est donc ainsi que "Puisque tu pars" m'est tombé dessus.
Avide d'émotions suscitées par les lames de fonds de sentiments dégoulinants de réalisme, émergeant des abysses insondables d'auteur(e)s. De certains du moins! J'ai trouvé là dans ces quelques pages une telle densité de vérité, que je me plonge dans cette chronique pour vous en faire part.
Je ne connais rien de l'auteure si ce n'est qu'elle s'appelle Nadia. Je n'ai aucune idée de son âge, ni ce qu'elle inspire.
Jusqu'à maintenant mes chroniques avaient été écrites avec le "spectre" de l'identité de l'auteur(e) sur les divers réseaux sociaux.
Affectionnant cette vision d'une personnalité qui émane d'un roman et vice versa, d'un univers qui colle à la peau d'une personne.

Pour le coup "Puisque tu pars" fera cavalier seul avec mes improbables pensées rationnelles (eh oui, dès que c'est rationnel, c'est improbable avec moi.)
Tout bonnement parce qu'il peut se passer du "spectre" de sa créatrice. Etant donné (pensé, devrais-je dire) que ce roman doit être un ectoplasme littéraire de bribes sentimentales arrachées à la conscience de Nadia. Bien que pensant qu'il n'ait pas été arraché, mais posé avec délicatesse et probablement douleur, par l'auteur(e) (oui j'aime imaginer que les écrivain(e)s ont une âme torturée)

Vous voudriez sans doute que je vous parle du style de son écriture ou bien même de l'histoire du roman? (oui un peu serais de circonstance)
Evidemment !
Mais non, cela n'a aucune importance à mon sens pour ce roman. Je m'explique après...

Résumé à ma sauce

 James est anglais, Juliette est française, étudiants ils se rencontrent et tombent amoureux. Naissance d'une passion. Mais le roman a lieu lors de la convocation de la ratification de leur divorce. Occasion où chacun se remémore les dix dernières années passées ensemble.
(Je vous jure les synopsis me donnent mal au crâne) 

Lorsque j'étais enfant je m'efforçais de réfléchir à l'univers, au cosmos, tout cela quoi!
Et très souvent (je suis sûr que vous aussi) j'essayais de m'imaginer, de cogiter, sur les bords de l'univers. Y avait-il un bord, une fin, une délimitation?
Dans "Puisque tu pars" la même question est posée, au sujet de l'Amour ! D'une histoire d'amour entre deux êtres.

C'est pour cela que je ne vous parlerais pas de l'histoire, tout est dans le synopsis (même le mien). Et son histoire d'amour est universelle. Pour ce qui est du style, inutile d'en faire une chronique, ce n'est pas là l’intérêt de sa lecture (au roman). Son style est sobre et clair, aucune extravagance, pas de fioriture inutile, pas de cascade de mots issus de l'effervescence frénétique d'un cerveau déjanté. Non, rien de tout cela.
Alors pourquoi cette chronique où très ouvertement je vous invite (pas chez moi, ça va pas être possible non) à le lire?
Simplement (et admirablement) parce que, "Puisque tu pars", est écrit avec une effroyable justesse.

Des tranches de vie d'un couple qui traverse les événements marquants d'une existence, avec une sensibilité prononcée.
Une sensibilité mise en relief par les mots justes et précis de l'auteure.
Tous les tableaux décrivant les "passages" importants d'une famille au fil de son évolution, de sa "construction", sont criants de vérités.

Des flèches émotionnelles sont tirées au gré de l'ambiance conjugale. 
Tantôt de joies, pour toucher en plein cœur le lecteur par ce halo de bonheur qui émane du couple à la naissance de leur idylle. Rien que la première prise de conscience de leur séparation au bout des six mois est émouvante. Nous affectant d'un pincement au cœur touché par une flèche d'empathie.

En fait je m’aperçois en y réfléchissant que je pourrais vous citer toutes les scènes du roman en vous jurant Mordicus de leurs réalismes décrit avec, je le répète, une effroyable justesse.
Et il en est de même avec le chapelet des sentiments égrainés tout le long du parcours de ce roman.
Comme le désir de James et Juliette l'un pour l'autre, la tristesse et la nostalgie qui les affectent sur le chemin parfois ombragé de la vie, est narré avec une extrême authenticité. Rares sont celles et ceux qui ne ressentiront pas un poids sur leur poitrine à la lecture de certains passages!


Pour vous procurer cet écrin d'émotions, c'est par ici.



   




1 commentaire:

  1. Ta chronique me donne l'envie de découvrir la suite et fin de "Puisque tu parts".....

    RépondreSupprimer

C'est ici que cela se passe...