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3 oct. 2016

Nuit blanche Paris

15ème  édition nuit blanche Paris 2016


Paris envahit par la recherche de l'Amour sur un parcours idyllique durant la nuit entière ! Comment résister à cet appel.
C'est avec une bonne dose de café dans le corps et du grignotage dans le sac à dos, qu'avec Loulou nous avons débarqué derrière l'Hôtel de ville vers vingt trois heures.

slow motion erwin olaf
slow motion hôtel de ville

Hôtel de ville


Projection d'images en slow motion de Erwin Olaf, sur les fenêtres de la façade arrière de la mairie. La rue est plongée dans le noir, la foule semble murmurer ses commentaires dans un silence quasi monastique. Il me semble que certains sont absorbés par l'oeuvre. D'autres s'amusent du regard à détailler chacun des corps en train de se mouvoir au ralenti.

slow motion Erwin Olaf 2016
Oeuvre Erwin Olaf

projection d'images au ralenti sur façade arrière
projection sur fenêtres


Le programme parlait d'une forêt enchantée sur le parvis de l'hôtel de ville, il fallait de l'imagination quand même! 
Des troncs d'arbres qui tournent sans fin sur un lac gelé.  Il s'agit d'une "vision ensorcelée de la nature".

La conciergerie


Nous enchaînons directement sur les quais, le trompe l’œil de Pierre Delavie est tout bonnement excellent. La façade de la conciergerie sujet au délire de l'artiste. Cela fait parti du genre d'animation que notre belle capitale est capable de nous faire vivre. Titre de l'oeuvre "l'amour déborde".

Trompe l’œil sur la conciergerie nuit blanche
trompe l’œil conciergerie


Au delà de l'impressionnant spectacle visuel qu'offre cette installation je prends conscience en repensant au slow motion et aux bouts de bois qui tournaient inlassablement, que nous sommes sur un parcours artistique.
Et l'art en dehors du domaine musical et littéraire ça ne me parle pas trop généralement. Mais il faut garder en tête que l'art est subjectif et peut au détour d'une journée classique vous tomber dessus et vous aspirer dans son univers
Ce fût le cas avec le trompe l’œil de la conciergerie.

Pont au Change


Et semblable à la descente d'un trip après une prise de champignons Thaïlandais (ouais ouais je parle de drogue mais ça va de pair avec l'art(iste), non ?) en descendant sur les berges au pied du pont au Change, nous nous retrouvons au milieu d'une foule amassée devant l'oeuvre de Thomas Teurlai, "le bal des pompiers".
 La transition est sévère, l'oeuvre, une fontaine "suspendue" dirais-je, ne me parle pas du tout. Je vérifie qu'il n'y a pas de distribution d'un kit de drogue qui aiderait à percevoir le message des jets d'eau qui arrosent les pompes des gens amassés devant.
Mais non, pas du tout et puis Loulou est trop jeune. Nous nous frayons un chemin pour aller vers la lumière... verte.

Pont des Arts


Lumières vertes accompagnées de "sons" issus du fleuve, l'oeuvre de Olivier Beer. Live Stream est le nom de l'oeuvre.

Sons et lumières sur la seine de Olivier Beer nuit blanche Paris
Live Stream Olivier Beer
Projection verte au pied du pont des arts
Pont des Arts


Me voilà de nouveau replongé dans l'atmosphère que notre capitale chérie peut nous offrir lors de certaines manifestations artistiques. Une inspiration des pêcheurs thaïlandais je crois, qui appâtent certains poissons ou autres amphibiens grâce à des lumières vertes (comme quoi la Thaïlande nous inspire c'est dingue !)

C'est de là que nous voyons la parade fluviale passer. Je tente des photos de leur passage mais là c'est le bordel dans mes réglages, dans le noir je merde et remerde.
La parade fini son défilé et je n'ai pas vraiment vu l'étendue du boulot de cette "animation".
La réalité d'une soirée où les aléas d'un simple mortel vous rattrape !


Passerelle Léopold Sédar Senghor


Un écran suspendu passe des "œuvres cinématographiques" qui ne nous inspire pas du tout. Le public les fesses vissées sur les marches, les regards absorbés par les images, nous restons de l'autre côté du miroir.
L'oeuvre ne me parle pas, mais la dimension qui en prend vie avec la présence du public, me parle elle.

nuit blanche 2016
View êtes l'oeuvre 

A cet instant je me dis qu'une oeuvre n'existe que si nous sommes là, à lui porter un intérêt, un regard.

Nous sommes en approche du pont Alexandre III, il est minuit trente. Nous avions en tête de monter au premier étage de la tour Eiffel (gratuit pour l'occasion) pour observer la fresque géante de Cleon Peterson. Mais à pied avec la foule en plus, impossible d'arriver avant la fermeture.
Il devait bien y avoir des batobus sur la Seine (tweeter par Anne Hidalgo d'ailleurs il me semble)
mais rien à l'horizon mon capitaine. Nous avons donc rebroussé chemin pour reprendre la voiture.
Au passage nous avons eu l'occasion de voir le vortex de Anish Kapoor, étrange.

Pont D'Arcole


Petit passage sur le pont D'Arcole pour y récupérer un des morceaux de cœur en bois brisé (je crois qu'il fallait le prendre en début de parcours et le faire soigner plus tard)

pont D'Arcole


Découpe pont d'Arcole des coeurs en bois
cœur symbole Poliphile 


découpe des coeurs pont d'Arcole
Symbole nuit blanche 2016


nuit blanche 2016 Paris
Insomniaques qui brisent des cœurs


Trocadéro


Il est deux heures passé, l'oeuvre d'un collectif Allemand " le vol du phénix", sculpture en film métallisé gonflé à l’hélium se dandine dans le vent nocturne de ce deux octobre. On dirait un oreiller géant le plupart du temps. Un orchestre chaudement vêtu fait résonner une musique très festive, des jeunes, des vieux, sont attablés à côté du barnum des musiciens.
Ça boit, ça rigole, Loulou collecte un mini dracco, Paris donne sans compter, formidable !
Et je me dis que ça serait une heure raisonnable pour aller se coucher, mais non.

Cité de la villette
Philharmonie de Paris


Trois heures du matin, nous arrivons au Philarmonie.
Nicolas Horvath est au piano. Il interprète cette nuit là, la totalité de l'oeuvre pour piano de Philip Glass. Une performance qui méritait un passage pour le voir et l'écouter accomplir cette "prouesse".
D'autres  pianistes participent également à cette nuit blanche "musicale", vous pouvez aller sur le site philharmoniedeparis pour en savoir plus et qui sait vous laisser tenter par un futur concert là bas.

Dans la salle des spectateurs dorment ( nous avons tous eu une nuit particulière sans doute), d'autres lisent. Tous les autres sont les yeux rivés sur l'artiste. Les partitions jouées précédemment jonchent le sol derrière le banc du piano, la nuit a été longue !
Les notes du piano sont majestueusement portées dans cette salle magnifique, du moins qui vaut le coup d’œil. Je suis sous le charme... et décide de me laisser imprégner des sentiments de bien-être qui se glissent gentiment en moi.

Mon "reflex" est au vestiaire avec mon sac à dos, mais le téléphone en main je vous ai tweeter cet instant. (en plus le Philharmonie a "aimé" mon tweet, trop fier le gars)

Salle Philharmonie Paris

Paris nuit blanche  2016 philharmonie
Nicolas Horvath



Je suis levé depuis quatre heures du mat, la journée de boulot dans les dents, les kilomètres des berges dans les jambes et je savoure cet instant. Il fallait sans doute tous ces éléments, ce parcours, pour se délecter d'une musique de fin de "nuit blanche Parisienne".

Quatre heures passé, nous repartons vers notre banlieue sud. Paris a accomplit sa mission, nous étonner, nous transporter, nous faire réagir dans l'approbation ou l'avis négatif, mais Paris nous a démontré une fois de plus que nous étions vivant.
Et que le thème de l'Amour rassemblait les gens et matérialisait les foules curieuses. Et allez savoir, cette nuit là, de belles rencontres se sont probablement produites !





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